Lâcher l’affaire
Tiré des Dialogue avec Mooji. Le souffle de l’Absolu
Aux éditions Almora



Qui est derrière toute cette manifestation ? Regardez et vous découvrirez qu’elle fonctionne par elle-même ! Quand vous voyez ça, votre conscience devient désengagée. Jusque-là, elle avait été occupée par le sentiment d’être l’auteur de l’action : « Je dois faire quelque chose, je dois comprendre. »

Il faut faire un effort pour devenir, mais quel effort faut-il faire pour Etre ? Soyez ce qui reste : observez l’Existence spontanée. Elle n’est pas chaotique. Ce qui arrive, arrive, et ça marche plutôt bien. Le soi-disant patron – le mental – cause beaucoup de problèmes. Eh non, il ne s’agit pas seulement de mettre le patron à la porte. Il s’agit d’abandonner la compagnie, de lâcher l’affaire !

Voyez si l’univers s’arrête.

Nombreux sont ceux parmi vous qui ne profitent pas de la crème de la vie, parce qu’ils ont accepté la version du mental sur ce que devraient être les choses. Cette idée vous a coupé de la Source de vous-même, et plus rien en vous n’est fluide. C’est la disharmonie et la souffrance. Vous êtes le Soi, l’Absolu, qui s’exprime par la spontanéité qu’il est, mais vous ne le savez pas. Vous ne lui faites même pas confiance ! Vous pensez, « Qu’est-ce qui va se passer si je lâche le contrôle ? Mon monde va s’effondrer ! » Vous restez dans l’ignorance de l’excellence de l’Etre que vous êtes.

L’Existence prend soin du corps. Soyez ce « Je Suis » - ce sens intuitif que personne ne vous a donné : qui est et a toujours été présent. Tout se manifeste à partir de « Je Suis ». « Je Suis » observe simplement le mécanisme de l’univers qui est mû par la force vitale, ce souffle dans votre corps, le pouvoir qui anime tous les corps. C’est un mystère, et il ne peut pas être résolu. Alors n’essayez pas ! Observez.

Ce que vous êtes vraiment est imprévisible. Le mental est prévisible dans ses tentatives de contrôler ce qui est spontané. Le mental craint l’inconnu, mais en même temps il provient de l’Inconnu. Cet inconnu lui procure l’espace nécessaire pour jouer le rôle de l’inconnu et de ce qui semble connu. Ce jeu n’est pas votre affaire.

Ne vous faites pas de souci. Soyez comme un enfant sur les genoux de Dieu. Profitez tout simplement. Il n’est pas nécessaire de faire la police aux pensées ni de tenir une permanence au bureau d’immigration des sentiments. Vous pouvez vous détendre. Oui. Détendez-vous.






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