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Sous la menace de la joie

Nous sommes tous à la merci d’un moment d’inattention. Si nous relâchons notre vigilance un seul instant, si nous baissons notre garde ou abandonnons le contrôle des situations, l’évidence de la joie nous submerge. Sa vague lèche nos défenses, les murailles de films, de pensées que nous avons érigées, et sa marée montant pourrait les emporter comme des châteaux de sable.

La trame de l’existence est tant tissée de sa substance. La joie est inscrite dans la danse éperdue des moustiques, dans la pousse vitale de l’herbe, dans l’extase du déploiement des fleurs, chaque regard peut la révéler. Elle ne nous quitte pas, elle bat au rythme du cœur, elle est inscrite dans le mouvement même du souffle et se love au creux de la moindre rencontre.

J’ai tellement lutté, mais en vain, son ivresse me prend. A quoi bon penser quand l’allégresse du silence est là ! Je cours sur la vague et deviens la vague même.


Jean-Philippe Faure avril 2018




S’abandonner

S’abandonner à ce qui est dans l’instant, pour ne plus être prisonnier de cette peur d’être abandonné, délaissé, seul.

Quand je plonge dans cette évidence et quand je m’abandonne complètement dans cet instant présent à ce qui est, à ce qui vibre, alors je permets à mes conditionnements de me quitter, de perdre de leur emprise et de leur activité.

Je ne suis plus prisonnier de ceci ou cela, mais je deviens libre d’être moi-même. Etre moi-même, libre de tout concept, de toute représentation.

Je ne peux plus me définir, je peux juste briller.

Dans cet instant, je m’abandonne complètement.

Dans cet abandon, je me sens relié, je me sens aimé. Je sens l’amour, je sens la vie, je sens la joie.

Dans cet abandon, la vérité peut jaillir. Seul cet abandon me donne accès à ma véritable nature. A cet endroit, je ne peux plus rien fabriquer, je ne peux plus rien imaginer, je ne peux plus rien interpréter, je ne peux plus rien prévoir.

A cet endroit je suis libre, totalement libre et totalement vivant.

A cet endroit, tout comme l’inspiration et l’expiration se font naturellement, la vie se déroule naturellement.

Je suis simplement là, témoin de ce qui apparaît, témoin de ce qui disparaît.

Abandonner. Abandonner, pour être totalement présent, totalement éveillé, totalement disponible. Ce profond lâcher m’amène dans la vacuité.

Dans la vacuité, tout est possible ; aucune limite, aucune restriction.

Je me laisse plonger.

Je meurs dans la vacuité pour que seul reste ce qui est.

Plus d’encombrement, plus d’agitation, la paix et la vie, la joie, l’amour et l’évidence.


Muriel juillet 2017



Il y a plus d'un siècle, Kipling avait écrit le poème "If you can..." qui a beaucoup inspiré d'êtres. Ce texte me séduisait, mais certaines de ses parties me rebutaient. Je me suis permis de l'actualiser. J'ai utilisé comme base de départ la belle traduction d'André Maurois. Le texte a perdu de sa grâce poétique, mais je me sens plus en accord avec son fond.


Si tu peux…

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et utiliser cette perte pour grandir en conscience,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Pour quitter les notions de défaites et de science ;

Si tu peux aimer détaché de tout objet,
Si tu peux être fort de tendresse et douceur,
Et, te sentant haï, ne rien changer à tes actes,
Faire ce qui est juste sans lutte ni défense ;

Si tu peux supporter d’entendre tes sensations
Travesties par le mental et les commentaires,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
En demeurant fidèle aux cours de tes ressentis ;

Si tu peux rester vrai même en étant populaire,
Si tu peux rester toi-même en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes ennemis en frère,
En les voyant comme identique à toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais que l’ego ne s’en empare,
T’être défait de la pollution des rêves,
Agir sans pensées depuis le cœur du silence ;

Si tu peux être ferme sans jamais te fermer,
Si tu peux être brave en englobant tes peurs,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans rien vouloir paraître ou prétendre ;

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs dans ton cœur,
Si tu peux respecter le fil de ton intuition
Quand tous les autres s’égarent dans leurs têtes ;

Alors la Vie, à travers ses mille miroirs,
Te reconnaîtra comme son alliée et comme elle-même,
Et, ce qui vaut mieux que les dieux et la gloire,
Tu incarneras pleinement la Conscience, mon fils, ma sœur, mon ami.



Jean-Philippe Mars 2017






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