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Les racines de la non-violence

Jean-Philippe
Depuis une trentaine d’années, je poursuis une recherche sur ce que sont les causes de la violence. Je me suis rendu compte que je trouvais toujours une nouvelle cause derrière celle que je prenais comme la cause première à une époque. Depuis quelques années, il me semble avoir mis à la conscience cette cause primordiale qui est pour moi la croyance en un individu isolé. Toutes les violences que nous pouvons trouver sur cette Terre, quelles qu’elles soient en découlent. Il y a en fait deux croyances là-dedans. D’abord celle extrêmement douloureuse en notre isolement. A partir du moment où je me crois séparé, je vais devoir employer des moyens pour tenter de retrouver le fil de la connexion, mais la situation restera toujours pénible parce que, tant que se perpétue l’imaginaire de la séparation, les moments de reliance, de grâce, seront vécus comme précaires.

Il existe une unité profonde entre les êtres. Nous sommes interconnectés et à chaque moment où nous pouvons nous offrir de l’écoute cette évidence du lien essentiel qui nous unit ressurgit. Cette croyance en la séparation est illusoire, mais nous prenons souvent des chemins laborieux, difficiles pour la démanteler. C’est par le ressenti que nous pouvons retrouver ce chemin, le ressenti recréant la sensation d’unité.

L’autre croyance est celle en une personnalité. Je me suis habitué aux images que j’ai construites sur moi. Mais en fait dans le travail de démantèlement de nos défenses j’ai constaté que ce que j’imaginais pouvais définir la personnalité finalement disparaissaient quand la défense tombait. Je devais trouver autre chose pour me qualifier, une autre défense tombait et de nouveau il n’y avait plus rien. J’ai réalisé que nous sommes inqualifiables. Quand nous essayons de nous représenter nous appauvrissons l’extraordinaire richesse de l’humain. Si nous pouvions donner une image : nous sommes tous des rois et des reines (c’est un autre appauvrissement, mais il est un peu plus proche de la réalité). Cette royauté est difficile à vivre parce que la barrière de la croyance veut nous limiter.

La souffrance liée à cette double croyance génère toutes les folies que nous pouvons ramener sous le mot « violence ».

Muriel
Pour continuer dans cette ligne sur laquelle tu nous invites, il y a pour nous une dimension fondamentale dans cette reconnexion à qui je suis derrière l’image, derrière la personne, derrière tout ce qui a été construit de mon histoire. Il peut se vivre une profonde rencontre et reconnexion avec qui je suis au-delà de toutes ces représentations, concepts, images, cristallisations. Quand j’effectue cette nouvelle rencontre, alors se déploie aussi la reconnexion à l’autre. Parce que j’ai reconnu chez moi ma grandeur, ma beauté, je vois plus autrui à partir de l’évidence de sa beauté, (ce ne sont évidemment que des mots à entendre au-delà). Quand les images, les représentations et les croyances tombent, il s’installe une liberté totale d’être et une simplicité dans la relation. Je peux constater que chaque fois que je suis repris par un schéma, que je suis repris par une croyance, une tension se manifestera. Elle me sera présentée à l’extérieur, elle me sera présentée à l’intérieur, la vie cherchera à me la montrer pour m’éveiller un peu plus à ce que je ne suis pas.

Du coup, l’oeuvre de chacun est de s’éveiller à ce qu’il est derrière ces apparences, à ce qu’il est en réalité, et simplement de contacter ce lien profond qui le ramène à l’unité. Après, cette séparation tombe naturellement, par évidence, il n’y a rien à faire. C’est le sens de l’accent que nous mettons dans les centrages, dans le travail, sur un essentiel, sur le lien du cœur qui nous fait quitter l’histoire, les représentations pour reconnecter à cette paix, cette tranquillité que nous cherchons tous. Elle est toujours là, elle est juste voilée parfois par nos représentations, par ce que nous mettons d’affect ou de constructions mentales.


Jean-Philippe et Muriel juin 2016



Laissons brûler la maison

Jean-Philippe
Parfois la vie nous offre ces merveilleuses opportunités que sont ce que j’appelle les « emmerdeurs » ou les « emmerdements ». Elles ont l’avantage de remettre en question nos représentations, aussi louange à l’emmerdeur ! C’est grâce à mon traumatisme, ma blessure, mon cancer, mon voisin, ce que je crois être mon échec, etc., que je peux quitter l’image lénifiante que j’essaie de garder de moi-même et me remettre dans le flux de la vie.

Quand notre maison est en feu il y a naturellement le réflexe d’appeler les pompiers (cette image est venue à Muriel et je la trouve très pertinente). Dans le travail que nous proposons nous n’appelons pas les pompiers, parce que ce travail est de laisser brûler la maison. Comme la maison n’existe pas le mieux qu’il puisse arriver est qu’elle brûle. Quand elle aura brûlé, le château, qui lui est réel, apparaîtra.

Notre méthode de travail est de laisser brûler. Cela brûle, c‘est parfait. Que pouvons-nous faire ? Ressentir. Nous laissons se déployer la brulure. La brulure guérit, elle est salubre, elle va créer un espace à l’intérieur, un espace de paix. Et c’est aussi parce que j’accompagne la brulure que l’espace de paix grandit. Le processus est double.

Ainsi, nous effectuons un travail de déconstruction de nos imaginaires, de nos projections, de nos préjugés, d’ouverture à la force du présent, par l’assise dans le ressenti. Nous enlevons des croyances et nous laissons augmenter l’intensité du ressenti. Cela s’opère parce que nous revenons simplement à ce que nous sommes, il n’y a rien à faire.

Muriel
Nous avons souvent constaté dans notre cheminement, ainsi que dans notre travail, que de focaliser sur ce qui est tendu, ce qui ne va pas, nous amène toujours à autre chose qui ne va pas, etc., et nous y perdons beaucoup d’énergie. Vous avez entendu parfois que notre invitation était de revenir à notre lumière intérieure, à notre soleil intérieur, à notre paix intérieure, et de laisser rayonner à partir de là. Nous avons réalisé que, quand nous intensifions ce rayonnement, naturellement il brûle, naturellement il dissout. Cela participe à un travail plus profond, plus global, parce que si nous restons dans un petit détail, un autre détail forcément apparait et nous demeurons toujours dans la superficie et dans la périphérie. Au moment où nous venons dans ce cœur de nous-mêmes, dans ce soleil intérieur (j’aime bien cette image, il brille, il est là toujours), l’intensification de cette lumière brûle et dissipe tensions, schémas et même se propage à l’extérieur ; elle va au-delà de nous-mêmes. Le processus s’effectue évidemment pour nous, mais aussi pour d’autres. C’est touchant et beau pour nous de sentir cette puissance intérieure de lumière et d’amour au service de la vie, du déploiement, de l’expansion de chacun.

J’avais envie de témoigner de cela et d’encourager à ce que nous donnions notre attention à notre propre lumière à notre propre soleil pour qu’il puisse vraiment grandir, se déployer, diffuser et aider à pacifier notre système et au-delà.


Jean-Philippe et Muriel juin 2016



Le pardon

Quand le pardon est, le pardon meurt à lui-même pour laisser la place à l'amour et au rayonnement de la lumière.

Le pardon extérieur suppose la séparation. Tout ce qui nous touche à l'extérieur n'est que le reflet intérieur qui cherche à être vu. La reconnaissance de ce qui est, ou a été, comme faisant partie de soi initie le chemin pour être guéri par le Soi.

Si vous ne pouvez pardonner, vous pouvez envoyer de la lumière ou une énergie de bénédiction vers l'acte commis, et non envers la personne, ainsi tous en profitent.

Pardonner dans l'instant suppose d'aimer ce qui est d'un véritable amour guérisseur. Les jugements « aggravent » l'acte, la situation en l'alourdissant. Transformez vos pensées en étant conscients de ce que vous traversez, de ce que vous rayonnez et rétablissez l'équilibre. Ce changement demande de la patience, de la détermination et de la foi.

C'est un chemin de réparation collective que vous pouvez effectuer au travers de vous–mêmes.


Muriel – décembre 2014





Servir

Servir ne nous abaisse pas, mais nous relève. Avant, nous sombrions dans la poursuite de nos désirs. Désormais, nous grandissons en cessant de nourrir la personne.

Le service possède mille visages : un idéal, une cause, un principe, un ami, une nation, la Terre-Mère. Peu importe si à travers eux c’est la Source que nous servons.

Servir ne représente pas une servitude, mais un privilège. C’est l’aboutissement d’un long chemin de conscience à travers bien des vies.

Le service représente une énergie puissante, dans l’action elle nous ressource et nous nourrit.

Servir forme le prolongement pratique d’une vie spirituelle. Il nous permet d’accéder à la profondeur de la joie sans causes.

L’ego ne peut le supporter et, comme toujours, tente de se l’approprier. Cependant personne ne sert personne, le service est un oubli, une unification de l’être.


Jean-Philippe – octobre 2014


presentation Voie De L ecoute.pdf Présentation de la voie de l'écoute
Février 2016

D'aussi loin que je me souvienne Je ne suis pas vraiment mon corps
Avril 2015

D'aussi loin que je me souvienne Plaidoyer pour une vie non-intentionnelle
Janvier 2014

D'aussi loin que je me souvienne Reliance à la source
Novembre 2013

D'aussi loin que je me souvienne Nourriture
Janvier 2012

D'aussi loin que je me souvienne Ecoute et spiritualité
Juin 2011

D'aussi loin que je me souvienne Une vie libre
Octobre 2010

D'aussi loin que je me souvienne Au delà du point de vue
Décembre 2009

D'aussi loin que je me souvienne La vie mène
par Jean-Philippe Faure, Novembre 2008

D'aussi loin que je me souvienne D'aussi loin que je me souvienne
par Muriel Hemelsoet, Septembre 2008

Eloge de la vieillesse Eloge de la vieillesse
par Jean-Philippe Faure, Avril 2008

Déclaration alternatif des droits de l'homme Déclaration alternative des droits de l'homme